L’indispensable LIERRE

Il s’étend sur le sol et grimpe dès qu’il trouve un support. Sur les arbres et sur les murs il monte toujours plus haut. Est-ce un problème ? 

Le lierre n’est pas un parasite de l’arbre (alors que le gui en est un). Il le considère juste comme un appui pour s’élever vers le ciel. Contrairement aux lianes il ne ceinture pas son  tronc.  Il n’entrave pas son développement et ne nuit pas à sa santé. Evidemment un arbre fragilisé, couvert de lourdes branches de lierre peut voir une de ses branches se rompre sous le poids de son locataire. La démesure en tout est souvent cause de problèmes. 

Sur les murs la situation est différente. Un vieux mur aux pierres désolidarisées par endroit va permettre au lierre de s’introduire dans les interstices existants ce qui n’est jamais bon.  Mais si le mur est en bon état, le lierre ne lui fera pas plus de mal qu’à l’arbre. 

Le lierre est un atout précieux pour la biodiversité. Il est une des dernières plantes à fleurir (parfois jusqu’en décembre) ce qui est une aubaine pour les abeilles. Ses baies noires dont raffolent beaucoup d’oiseaux restent en place tout l’hiver au moment où la nourriture se fait la plus rare. Et c’est un abri précieux pour de nombreuses espèces, pour s’y reposer ou pour y construire leurs nids. 

Alors respectons le lierre le plus souvent possible. Beaucoup d’animaux en profiterons et nous aussi ! 

petit merles dans leur nid

Les corvidés de Samois

Les corvidés sont les plus grands des passereaux. Sur le territoire de Samois-sur-Seine, 5 corvidés sont facilement observables :

  • Le geai des chênes (Garrulus glandarius) : oiseau de la taille d’un pigeon (environ 33 cm) avec un corps rose-brun, des taches bleues et blanches aux ailes et une queue noire ; œil bleu pâle ; il niche en général dans les bois en bande de 5 à 6 individus. Les glands constituent la moitié de son régime alimentaire.
  • La pie bavarde ou pie commune (Pica pica) : oiseau mesurant  environ 42-45 cm de long ; plumage noir et blanc contrasté, longue queue noire; elle se nourrit essentiellement  d’insectes (de coléoptères, en particulier), de vers, d’escargots, de lézards, de petits rongeurs, de fruits et de baies, mais elle peut aussi s’attaquer à des oisillons.
  • Le corbeau freux (Corvus frugilegus) et la corneille noire (Corvus corone corone): d’une taille proche de 45-46 cm avec un plumage noir.
corbeau freux
corneille noire

Sans oublier le choucas reconnaissable à sa tête grise

Françoise Corbineau F

Françoise Corbineau