Comment identifier ce que je vois ?

Pour vraiment nous intéresser à ce qui nous entoure il faut savoir ce que nous voyons. Et, si en plus nous avons la possibilité d’avoir quelques informations sur l’animal ou sur la plante, notre relation au sujet devient très différente.
Je ne ressentais pas un intérêt particulier pour le perce oreille jusqu’à ce qu’une célèbre entomologiste et photographe samoisienne me raconte comment la femelle prenait soin de ses petits. Depuis je respecte cette espèce et j’ai voulu en savoir plus. C’est comme cela que j’ai découvert qu’il était un insecte utile et pas du tout le destructeur qu’on imagine du fait de son nom et de son aspect.

La compréhension de la biodiversité qui nous entoure suppose non seulement de la regarder mais aussi d’avoir la curiosité de la connaitre. La connaissance renforce alors l’intérêt pour l’observation. C’est le but de la démarche de l’Atlas de la Biodiversité.

Il y toujours eu les livres pour permettre aux hommes d’accéder au savoir. Ils restent évidemment un excellent outil de connaissance. Mais aujourd’hui nous pouvons facilement accéder à des informations sur Internet et nous disposons sur nos smartphones d’applications gratuites pour obtenir les premières réponses à nos questions.

Vous voulez savoir quel est ce papillon ? L’application Papillonline peut vous y aider

Vous vous demandez quelle est cette plante ? L’application PlantNet vous dit à partir d’une photo de quelle espèce il s’agit

Vous ne savez pas quel est cet oiseau qui chante: L’application BirdNet va vous aider à l’identifier

Et ce ne sont que des exemples.

Toutefois il peut arriver que les choses soient moins faciles. Vous avez pris une photo d’un insecte ou d’une plante mais vous avez un doute sur son espèce. Nos partenaires de Seine et Marne Environnement peuvent vous aider à l’identifier. Ils peuvent aussi répondre à vos questions.
Pour ce faire des permanences peuvent être organisées en fonction de vos besoins. N’hésitez pas à nous contacter sur notre adresse mail pour en faire la demande.

Une fois l’espèce reconnue, vous pouvez vous arrêter là. Vous pouvez aussi chercher à en savoir plus sur la façon dont vit cet insecte, sur les usages culinaires ou pharmaceutiques de cette plante, sur les migrations de cet oiseau… Aujourd’hui on peut trouver facilement toutes ces informations et bien souvent lorsqu’on en a trouvé une ou veut en trouver d’autres car de nouvelles questions nous viennent à l’esprit. Après chacun suit la piste qui correspond le mieux à ses centres d’intérêt.

Ainsi cette fleur jaune est le Séneçon de Jacob, une plante toxique pour les chevaux et les bovins. La chenille qui l’habite est celle de l’écaille du séneçon dite aussi goutte de sang. C’est un papillon nocturne…

La vie des mares

Nous poursuivons l’Atlas de la Biodiversité Communal ! Il est encore temps d’améliorer nos connaissances naturalistes et de nous sensibiliser à la biodiversité. Participez au recensement des espèces présentes dans votre jardin et sur l’ensemble de la commune !

Ce mois-ci, les mares et leur vie sont mises à l’honneur !
En été, la vie au niveau des mares bat son plein : végétation des milieux humides jouant un rôle d’épuration de l’eau, libellules chassant et se reproduisant, têtards grandissant, oiseaux venant s’y nourrir, etc. La vie des mares est très riche et impressionnante à observer … pour peu que la mare soit en bon état.

Le saviez-vous ? Les libellules ont un cycle de vie en deux étapes : la larve est aquatique et l’adulte aérien, comme les moustiques dont elles se nourrissent. Le passage de l’état larvaire à l’état adulte est appelé l’émergence : l’individu remonte le long d’une tige de plante afin de « sortir » de sa peau de larve. Pendant quelques heures, l’individu est fragile car ses ailes mettent du temps à sécher et se solidifier : proie idéale des oiseaux. Cette « peau » de larve, l’exuvie, reste alors sur la tige ; elle peut être récupérée dans un but d’identification de l’espèce et est très recherchée par les naturalistes. 

Vous avez une mare chez vous et vous autoriseriez la visite d’un naturaliste pour y observer les espèces ? Contactez-nous !

Vous pouvez aussi tenter d’observer des Caloptexyx, des petites libellules au corps fin bleu métallique et les ailes bleue colorées entièrement (Calopteryx virgo) ou partiellement (Calopteryx splendens). Retrouvez toutes les informations sur ces espèces sur nos avis de recherches : http://www.seine-et-marne-environnement.fr/R_Teco_ABC_avis_recherche.html

Vous pourrez transmettre vos observations dans le cadre de l’Atlas de la Biodiversité Communale mis en place sur votre commune à l’adresse mail dédiée : ABC@seme-id77.fr En envoyant : la date de l’observation, le nombre d’individus estimé, le nom et le lieu (si possible l’adresse). Pour les plus audacieux directement sur la base de données naturaliste Cettia Île-de-France (https://cettia-idf.fr/). Chacune des observations servira à améliorer les connaissances de votre commune !

Faites aussi connaitre ce site samoisbiodiversité.fr car c’est grâce à lui que nous communiquons avec vous.