Espèces exotiques invasives

Les espèces exotiques sont des végétaux ou des animaux qui ont été introduits dans un écosystème différent du leur par l’Homme de manière volontaire ou non. Elles ne sont qualifiées d’invasives que si elles créent des déséquilibres qui mettent en danger la biodiversité native. 

plathelminthes terrestres

Ces espèces étendent leur aire de distribution en se multipliant à grande vitesse et menacent de ce fait les espèces présentes en modifiant leurs biotopes. Elles accaparent une fraction trop importante des ressources disponibles mettant alors en péril la survie des autres espèces et des milieux naturels envahis. Les interactions entre espèces peuvent en être profondément modifiées. Certaines espèces locales peuvent devenir des proies alors qu’elles n’avaient jusque-là pas de prédateurs.L’introduction d’espèces ou de sous-espèces invasives peut également entraîner un risque sanitaire pour la population, comme avec le moustique tigre

Ces espèces exotiques invasives représentent la troisième cause du déclin de la biodiversité dans le monde (après la perte d’habitats naturels et la surexploitation des ressources).

Ces dégâts sont plus fréquents et graves dans  les îles du fait de leur isolement. Mais ils existent aussi en métropole avec 151 espèces recensées.  Les plathelminthes terrestres qui dévorent les lombrics  ou les punaises diaboliques qui détruisent les plantations en sont des exemples.

Les sciences participatives participent à la surveillance des espèces invasives. Le Muséum national d’Histoire naturelle a mis en place des protocoles de détection précoce de certaines espèces à destination de professionnels, d’associations mais aussi du grand public. Grâce aux millions d’yeux des français, la surveillance des espèces exotiques envahissantes est bien plus aisée.

frelon asiatique

L’Inventaire National du Patrimoine Naturelle (INPN) a développé à l’aide de son application mobile INPN espèces un système de signalement d’espèces invasives sur le territoire français. Cela permet de réaliser des cartographies de la présence de ces espèces et de surveiller leur progression. Il existe également des sites internet dédiés à des espèces particulières, celles dont la pression sur la biodiversité et les risques sanitaires sont élevés. Ainsi, le frelon asiatique (Vespa velutina) et le moustique tigre possèdent chacun des portails de signalement afin de développer les connaissances sur leurs aires de distribution et les risques qu’ils font peser sur les écosystèmes.

moustique tigre

D’après un article du jardin de Noé

La saison des anoures est des pics

Votre commune a lancé un Atlas de la Biodiversité Communale. Il s’agit d’un projet visant l’amélioration des connaissances naturalistes, mais aussi la sensibilisation des différents acteurs et la facilitation de la prise en compte de la biodiversité dans les décisions. 

Vous pouvez participer à cet atlas en notant les espèces présentes dans votre jardin. Pour cela, nous vous proposons de faire un suivi des amphibiens et des pics.

Les journées commencent à rallonger et la température est un peu plus clémente : c’est l’inauguration de la saison de reproduction des amphibiens !

Chez les amphibiens, il existe deux grands groupes : les adultes n’ayant pas de queue (grenouilles et crapauds au sens large) – nommés les Anoures ; et ceux conservant une queue à l’état adulte (tritons et salamandres) – les Urodèles. La saison de reproduction commence dès janvier pour certaines espèces, mais en février/mars vous entendrez chanter les mâles Anoures en quête de femelles, et enfin d’autres espèces plus tardives seront actives en mai/juin. Les amphibiens hibernent le plus souvent dans des boisements, en s’enterrant ou se cachant dans du bois mort, puis au redoux, entament une migration vers un lieu de reproduction, le plus souvent une mare. Cette migration, qui peut se faire sur quelques nuits seulement pour la majorité de la population, engendre une grande mortalité routière. Aussi, pendant cette période (surtout de février à avril), redoublez de vigilance quand vous roulez de nuit afin de limiter la mortalité ! 

Tous les amphibiens bénéficient d’un statut de protection national. De ce fait, il est interdit de manipuler, détruire, enlever n’importe quel individu d’amphibien, adulte ou larvaire.

Chez les pics, ces oiseaux qu’on entend tambouriner en foret, la saison de reproduction commence dès février. Si vous avez des vieux arbres dans votre jardin, surveillez l’apparition d’une loge à pic : ces cavités creusées par les pics pour y faire leur nids, reconnaissables à l’entrée ronde. Si vous observez l’individu fréquentant cette loge, cela peut être une donnée très intéressante ! Il existe plusieurs espèces de pics sur votre commune, aussi n’hésitez pas à prendre une photo si vous n’êtes pas sûr de votre identification. De plus, les pics peuvent fréquenter les mangeoires à cette période, profitez en pour noter les espèces que vous voyez !

Votre jardin abrite des amphibiens et vous voulez en savoir plus ? Dans un premier temps vous pouvez essayer de prendre en photo les individus que vous observez. 

Vous entendez des chants d’amphibiens mais vous ne savez pas mettre de nom sur l’espèce ? N’hésitez pas à enregistrer une partie du chant, certaines espèces sont facilement identifiables au chant !

Vous avez une mare dans votre jardin et vous souhaitez savoir si celle-ci est occupée par des amphibiens ? Contactez-nous afin que nous organisions un inventaire sur votre mare !

Vous êtes témoin d’une grande mortalité routière d’amphibiens sur votre commune ? Faites-nous en part !

Vous pourrez transmettre vos observations dans le cadre de l’Atlas de la Biodiversité Communale mis en place sur votre commune à l’adresse mail : samoisbiodiversite@gmail.com. En envoyant : la date de l’observation, espèces et nombre d’individus, le nom et le lieu (si possible l’adresse). Chacune des observations servira à améliorer les connaissances de Samois-sur-Seine !

Stéphanie VARIZAT | Conseillère en Biodiversité et Sciences citoyennes